R28 – Pitch championship

Pour renforcer chacun dans sa capacité à parler de “qui sommes–nous ?” 

Présentation

Le pitch championship est un atelier participatif en grand nombre. Il s’agit de donner un espace pour que chacun réfléchisse, teste et enrichisse sa façon de “pitcher”. 

Par “pitch” nous entendons ici la réponse à cette question posée : “mais au fait, c’est quoi ta boite ?”.  

Le principe est dans le nom : le pitch championship est une compétition en plusieurs rounds qui se termine par une finale. Au début, les participants sont en petits groupes : chaque participant présente son pitch, puis chaque groupe désigne son champion (celui qui a fait le meilleur pitch). Plusieurs groupes sont fusionnés, et écoutent leurs champions, pour choisir le meilleur pour le round suivant. Et ainsi de suite jusqu’à la finale, qui se déroule sur scène devant tout le monde, chaque champion étant soutenu par tous ses anciens concurrents devenus ses supporters.

Modalités

Dans cette description des modalités, nous prenons l’hypothèse d’un groupe de 128 personnes, par facilité mathématique. Nous avons constaté que le processus fonctionne bien avec 3 rounds + finale, c’est ce que nous préconisons

  • Disposer les participants en groupes de 4 personnes
  • Donner l’intention : le client ou l’animateur donne les bonnes raisons de faire un exercice collectif sur le “pitch”. Souvent, il s’agit de développer la capacité des participants à parler de l’organisation à laquelle ils appartiennent avec des mots simples, de façon compréhensible, et dans un temps court.
  • Indiquer les grandes lignes du processus : “Nous allons faire un Pitch Championship. C’est une compétition en 4 rounds : vous allez commencer par pitcher dans votre petit groupe de 4, puis choisir un gagnant, l’aider à améliorer son pitch avant de l’accompagner dans le prochain round où il sera en compétition contre d’autres groupes et ainsi de suite jusqu’à la finale.”.
  • Démarrer par une séquence de réflexion individuelle : chaque participant construit son pitch.
  • 1er round de compétition. Tour à tour, chacun fait son pitch dans son groupe de 4 personnes. Puis le groupe discute pour choisir son champion, et lui donne des conseils pour améliorer son pitch en vue du prochain round. Le champion peut en profiter pour améliorer son pitch.
  • 2nd round de compétition : on fusionne les groupes par “paquets” de 4 (passage de 32 groupes de 4 personnes à 8 groupes de 16 personnes) . Dans chaque nouveau groupe,  les 4 champions du round 1 font chacun leur pitch. Le groupe choisit son champion en discutant, donne des conseils à son nouveau champion pour améliorer son pitch en vue du prochain round.  Le champion peut en profiter pour améliorer  son pitch.
  • 3ème round de compétition : on fusionne les groupes par “paquets” de 4 (passage de 8 groupes de 16 personnes à 2 groupes de 64 personnes). Puis on procède comme le précédent round, pour choisir les 2 finalistes.
  • La finale : il reste 2 finalistes. Leur affrontement est scénarisé (sur scène, introduction musicale, apps pour mesurer le niveau de bruit qui salue chaque performance, un cadeau symbolique pour le gagnant, …). Les finalistes “pitchent” chacun à leur tour, le gagnant est choisi à l’applaudimètre.

Ce que cela produit

  • De l’énergie : la dynamique de compétition, les phases de travail et le soutien en équipes développent l’énergie collective. En effet, à chaque round, les participants se mettent à soutenir leur nouveau champion
  • Des “insights” : chaque participant entend un grand nombre de pitchs, ce qui provoque un enrichissement subtil de sa façon de présenter l’organisation. 
  • De l’alignement : au final chacun aura, à sa façon, un peu contribué aux pitch finalistes, par l’influence qu’il a eu à chaque étape sur le choix du champion et sur l’amélioration du pitch. Au final, la mécanique de soutien collectif et la répétition des pitchs construisent de l’alignement sur le fond, et sur la forme (les mots simples pour dire le fond).
  • De l’engagement : le travail collectif, l’énergie de la compétition ludique et le soutien de son champion amènent chacun à s’engager à sa mesure dans l’atelier et donc dans le résultat produit

Compléments 

Il faut être attentif à bien préparer les passages de round 1 à 2 et suivant. Nous nous appuyons souvent sur la structure des camps de base (RXX), qui permet de réunir le premier groupe et d’organiser les flux pour les rounds suivants.

Nous observons que le processus en 4 rounds – finale comprise – est efficace, nous cherchons donc à le maintenir en jouant sur la taille des groupes et le nombre de finalistes : 

  • dans un championship à 370, il y a eu des rounds avec 5 compétiteurs et une finale à 3, 
  • dans un championship à 800, il y avait 8 finalistes sur scène.

Il est important de filmer les pitchs finaliste : cela peut être fait discrètement pour ne pas augmenter la pression sur les finalistes. 

Ingrédients utilisés

En majeure :

  • I3 – Le partage des représentations car chacun élabore son propre pitch, et donc donne sa propre représentation sur “Qui sommes-nous ?”
  • I20 – Nulle part où se cacher car chacun doit faire son pitch, puis s’impliquer dans le choix du champion à chaque round
  • I6 – Changer de partenaire car de nouveaux groupes sont construits par “fusion” à chaque round
  • I15 – Lower pressure car ce processus amène de façon ludique à sélectionner ce qu’il a de plus pertinent, sans confrontation brutale. Etre “éliminé” lors d’un round est rarement vécu comme un problème

En mineure :

  • I12 – Co-construire car d’une certaine manière le résultat final a été co-construit par tout le groupe. En effet le champion final aura amélioré son pitch initial, en s’inspirant des autres pitchs qu’il aura entendus, et en tenant compte des conseils qui lui sont donnés à chaque round

En savoir plus sur Le Design de Séminaires

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture