High tech ou low tech ?

La fin d’année est propice au traditionnel exercice de bilan : que peut-on retenir de 2023 en matière d’animation de séminaires ? Y a t-il des évolutions notables dans les besoins de nos clients, ou dans la façon d’y répondre ?

C’est un peu tarte à la crème, et c’est pourtant vrai : chatGPT s’est invité chez nous comme dans de nombreux métiers. Ainsi par exemple, produire une synthèse de la contribution d’un grand nombre de participants en live, en un clin d’oeil, est aujourd’hui d’une facilité déconcertante.

Cette accélération technologique nous a invité à prendre un peu de recul sur l’usage de la technologie dans les séminaires et, plus globalement, sur la façon dont les technologies peuvent « augmenter » les conversations. Pourtant lorsqu’on observe nos séminaires, c’est plutôt l’absence de technologie qui saute aux yeux.

Alors, « high tech » ou « low tech » ? Qui gagne le match ?

Essayons de faire le point sur nos pratiques, à la recherche d’un juste équilibre.

Le lowtech d’abord : un séminaire est d’abord un espace d’échange entre individus au sein d’un collectif, qui demande une présence de qualité. Nous entendons d’ailleurs souvent cette demande qui sonne comme un cri d’alarme : « ce séminaire doit nous permettre de nous parler vraiment !’. A l’évidence le « lowtech » favorise la qualité de présence : mettre de côté son smartphone, écrire, dessiner ou gribouiller sur des feuilles (ou des panneaux veleda) plutôt que sur des écrans, s’installer en cercles de chaises sans tables, discuter en binômes en marchant dans la nature … tout cela contribue à créer les conditions d’une communication réelle d’individu à individu, sans artifices ni barrières, en nous ramenant à notre condition naturelles d’êtres humains qui se voient et se parlent.

Vive le « low tech » !!!

Le high tech ensuite : un séminaire est un espace de travail où l’on échange des informations, où se produisent des contributions individuelles et collectives. Le partage, la collecte et la synthèse de ces données sont grandement aidées par la technologie, qui permet des schémas inenvisageables sans elle. Utiliser un outil digital (wooclap ou autre) pour collecter les idées de tous en les projetant à l’écran, filmer des restitutions d’atelier avec un smartphone et un micro-cravate pour éviter l’ennui des restitutions en plenière, projetter en fin de séminaire un diaporama « souvenir » qui permette aux participants de revisiter ce qu’ils ont vécu, et – bien sûr – animer un séminaire à distance ou en hybride. Et enfin : passer d’une masse de contributions à une synthèse exploitable grâce à chatGPT.

Vive le « high tech » !

L’affaire est dite : un bon séminaire est à la fois « low » et « high » tech, avec d’immenses possibilités audacieuses dans les deux registres. Voici un exemple très simple : la fresque des faits marquants est réalisée en mode low tech, à plusieurs mains sur des grands panneaux veleda, autorisant ainsi d’affreux croquis très parlants, puis au moment d’être racontée, elle pourra être filmée discrètement avec un smartphone afin de garder la mémoire fidèle du « storytelling ».

Lors de nos évènements (bootcamp, retour d’expérience et autres), nous avons beaucoup de questions sur la dimension « high tech » : Quel outil choisir ? Comment ça marche concrètement ?

Si vous êtes intéressé par ce sujet « technologies et conversations », découvrez ci-dessous notre practice dédiée à ce sujet

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